logo de l'agence ino partner pour vous accompagner sur les questions RH et sociales

Les grands patrons vus par le septième art ...

Serez-vous surpris d’apprendre que les grands patrons n’ont pas bonne presse, notamment en France ? Malaimés, ils sont souvent caricaturés au cinéma comme à la télévision. PDG cigare au bec, assoiffé d’argent, patronne manipulatrice au mépris haut placé, directeur sadique et sans aucun scrupule…

Une image négative, accentuée par le jeu des grands acteurs qui les ont parfois incarnés. Souvenez-vous de Michael Douglas dans Wall Street ou de Meryl Streep dans Le diable s’habille en Prada. Des représentations souvent fausses ou injustes, mais n’oublions pas qu’il s’agit de divertissement !

Découvrez notre série d’articles qui dresse le portrait de ces grands patrons vus par le 7ème art. Pour ce premier opus, nous partons à la rencontre de l’un des pires patrons qu’ait fait naître le cinéma : Jordan Belfort. Un personnage aussi fascinant qu’inquiétant !

Leonardo DiCaprio, alias Jordan Belfort dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

[ Attention, spoilers ]

Le Loup de Wall Street retrace l’ascension fulgurante de Jordan Belfort, courtier en bourse à New-York. Jordan, employé de L.F. Rothschild, est victime du lundi noir d’octobre 1987. Licencié, il redémarre en bas de l’échelle, dans une petite compagnie de courtage qui vend des actions sans valeur. Redoutable négociateur, il va rapidement monter sa propre entreprise de courtage : Stratton Oakmont . Avec un seul objectif : faire fortune. Amassant chaque jour plus d’argent, il choisit de jouir de son pouvoir en consommant alcool, femmes et drogues à outrance.

Le Loup de Wall Street oscille entre célébration et accusation de la décadence de ces traders américains qui ont contribué à plonger le pays dans une crise financière profonde.

Portrait d’un patron sans limite…

Face à une ascension aussi fulgurante, Jordan Belfort aura bien du mal à garder les pieds sur terre.

Obnubilé par l’argent

Sa grande passion, son obsession, lui fera complètement perdre les pédales. L’argent lui ouvre toutes les portes : le pouvoir, les femmes, la drogue…

« Réglez vos problèmes en devenant riche et si possible en écrasant les autres. »

Immoral

Il profite de la crédulité des gens « normaux » pour leur vendre n’importe quoi, l’essentiel étant qu’il en tire profit. Il cible les acheteurs naïfs, ceux qu’il pourra rouler le plus naturellement du monde.

« Règle du jeu : mettre l’argent du client dans sa poche »



Vulgaire

À sa sortie, Le Loup de Wall Street bat le record du nombre de « f*ck » ! 506 fois entendu et Jordan Belfort ne lésine pas sur son emploi et ses dérivés !

Mégalo

Chaque discours à ses employés est une occasion de se mettre en avant. Il enchaîne les one-man-show. Au fur et à mesure de son ascension, les démonstrations de son succès se font de plus en plus délirantes : l’argent est (littéralement) jeté par les fenêtres, les orgies se multiplient, drogue et alcool sont omniprésents.

Misogyne

La finance est un milieu d’homme, certes. Mais Jordan Belfort fait régner sur son entreprise une culture terriblement machiste et exacerbe la compétition entre les hommes de son équipe. Il porte peu de considération aux femmes qui, dans le film, sont au choix : des femmes-objets, des emmerdeuses, des domestiques, des femmes-trophées, des prostitués… Mais elles ont toutes un point commun : ce sont des femmes vénales !



… Mais un patron charismatique

Plus que contestable, la personnalité de Jordan Belfort n’en est pas moins fascinante.

 



Un self-made-man

Jordan Belfort, parti de rien, est l’incarnation du self-made-man américain. Né dans le Bronx, issu d’une famille modeste, son ascension dans le monde difficile de la finance est fulgurante. Il entre à L.F. Rothschild comme assistant trader. À peine démarre-t-il sa carrière de courtier, qu’il est licencié suite au crash de 87. Il n’hésite pas à redémarrer en bas de l’échelle dans une petite compagnie de courtage et n’a que 26 ans quand il décide de fonder sa propre société. Stratton Oakmont deviendra, en quelques années seulement, l’une des plus importantes sociétés de courtage de New York.




Un leader incontesté

Véritable leader, il a le sens de la formule et mène son équipe à la baguette. Il assure lui-même la formation de ses employés car, plus il en fait de bons vendeurs, plus ils vont lui permettre d’accroître sa fortune. Il s’applique donc à leur transmettre son savoir-faire et son génie de la persuasion. L’objectif ? Leur apprendre à vendre n’importe quoi, à n’importe qui.

Jordan Belfort peut être odieux, mais c’est un leader charismatique qui a su s’entourer de vrais admirateurs, certainement séduits, eux aussi, par les sirènes du pouvoir et de l’argent. Tel un gourou, il maîtrise parfaitement l’art de la manipulation et le lavage de cerveau.

Un vendeur hors pair

Jordan Belfort a une tchatche sans pareil et des techniques de ventes très bien rodées. D’abord, il cible monsieur Toutlemonde, puis l’attire avec un truc ancestral : lui faire croire qu’il va devenir riche, très rapidement. Et ça marche !

Voyons comment il transmet ses compétences de vendeur à ses employés qui n’ont plus qu’à répéter en boucle l’argumentaire qu’il a mis au point. Attention, scène culte !

Une histoire fidèle à la réalité

Le plus inquiétant dans Le Loup de Wall Street ? Ce film est une adaptation de l’autobiographie de Jordan Belfort, le vrai. Selon un article du Time Magazine , qui a procédé à quelques vérifications, le film semble assez fidèle à la réalité. Drogues à outrance au sein de l’entreprise, prostituées passées en note de frais, crash d’un hélicoptère, naufrage du yacht… Les évènements les plus ahurissants ont bel et bien eu lieu ! Lors de la sortie du film, certains ont reproché à Martin Scorsese et Léonardo DiCaprio de glorifier le comportement pour le moins contestable de Jordan Belfort. Après un passage de 22 mois par la case prison, le gourou de la finance était loin d’avoir remboursé tous les clients lésés. Il a pourtant su rebondir en faisant de son nom une véritable marque. Aujourd’hui, coach et conférencier, ce spécialiste de la persuasion vend ses prestations à prix d’or.

Fort heureusement, les personnalités aussi explosives que celle de Jordan Belfort sont rares. On peut lui reconnaître quelques qualités, mais son goût trop prononcé pour l’argent et son sens de l’éthique quasi inexistant ont causé sa perte.

Messieurs les chefs d’entreprise, sachez qu’on peut apprendre de ses erreurs, mais aussi de celles des autres ! Si vous avez besoin d’un petit coup de pouce pour améliorer ou professionnaliser vos pratiques managériales, INO Partner vous accompagne dans cette démarche à travers son offre de Formation. Jordan Belfort sera, évidemment, notre anti-modèle !

 

logo de l'agence ino partner pour vous accompagner sur les questions RH et sociales

D'autres articles qui pourraient vous intéresser